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Les secteurs de la psychiatrie parisienne et les bailleurs sociaux

Paris

PARTENARIAT BAILLEURS SOCIAUX, SECTEURS PSYCHIATRIQUESET SERVICES SOCIAUX DE LA VILLE DE PARIS DANS LE XXEME ARRONDISSEMENT

 

 

Les outils du partenariat :

Le guide de la psychiatrie publique à Paris

Où s'adresser ? : Le site internet de psycom 75

Enquête AORIF 75 sur les besoins des organismes concernant la santé mentale (2012)

Projet du plan d'actions du CLSM du 20ème

Guide annuaire sur le handicap psychique à l'usage des bailleurs sociaux (9ème/10ème/18ème et 20ème arrondissements)

Guide de l'accès et le maintien dans le logement des personnes ayant des difficultés de santé mentale - USH- cahier n°103

 

Les formations proposées sur Paris :

DIU santé mentale communautaire

Communication et santé mentale

stigmatisation et santé mentale


Les Compte rendu et documents de présentation de nos rencontres :

CR du conseil local de santé mentale (CLSM) du mois de juillet 2012

CR du groupe de travail logement du CLSM juillet 2012

CR du CLSM d'octobre 2012

CLSM du mois de décembre 2012

 

 

LE CONTEXTEsecteursdelapsychiatriedeParis.png

En France, les services publics de la psychiatrie sont sectorisés et spécialisés en fonction de l’âge des patients. Il y a donc des secteurs psychiatriques pour adultes et des secteurs psychiatriques pour enfants et adolescents.

Ces entités géographiques ne correspondent pas toujours aux découpages de nos départements ou de nos communes. Ce sont des zones d’environ 56 000 habitants[1]. Chaque secteur peut disposer de plusieurs lieux de soins (centre médico-psychologique, hôpital de jour, centre d’accueil et de crise, centre d’accueil thérapeutique, unité d’hospitalisation ( …).

Les professionnels travaillant sur d’autres champs de compétence sont très souvent désorientés pour agir à l’intérieur de ces découpages. C’est le cas des bailleurs sociaux ou des services sociaux qui travaillent sur des périmètres différents (agences locales, unités territoriales..).

D’ailleurs lors des situations d’urgence les difficultés à agir au niveau local sont si importantes que les organismes HLM travaillent en priorité avec la préfecture de police[2].

Les professionnels ont donc souhaité que se développe un partenariat sur Paris, comme sur d’autres grandes villes, entre les bailleurs sociaux, les secteurs de psychiatrie et les services sociaux.

 

UNE DYNAMIQUE PARTENARIALE

Au sein de tous les partenariats émergents sur la santé mentale, c’est sur le XXème arrondissement que l’action de la délégation AORIF (l’association des organismes de la région Ile de France) s’est concentrée. En effet, avec plus de 200 000 habitants, le XXème est l’un des plus importants arrondissements parisiens. Sa densité est l’une des plus fortes d’Ile de France. Il fait partie des 4 arrondissements de la capitale qui ont dépassé le seuil de 20% de logements sociaux. Ce parc représente 29,7%[3] des résidences principales du XXème.

Au vue de ces enjeux, l’association s’est rapprochée du conseil local de santé mentale. C’est au sein de celui-ci que nous travaillons depuis 9 mois sur la question suivante : « Comment améliorer l’accès et le maintien des personnes en souffrance psychique dans le logement social? ».

Les rencontres interprofessionnelles qui ont été initiées ont permis de créer un groupe de travail et un partenariat. Un programme d’action est actuellement en cours d’élaboration.

 

LES OBJECTIFS DU PARTENARIAT

Les objectifs du partenariat se portent sur deux axes : l’accès et le maintien.

 

Voici les enjeux pour l’accès dans le logement :

    • Développer des actions cohérentes entre les différents domaines d’intervention des professionnels
    • Améliorer les pratiques de chacun  par des sessions d’échanges et de sensibilisation.
    • Valoriser le travail et permettre une meilleure connaissance du travail des secteurs de psychiatrie.
    • Proposer un suivi coordonné des patients par les différents acteurs concernés.
    • Faciliter l’accès des personnes en souffrance psychique à un logement social grâce à la mise en œuvre de  partenariats spécifiques : bail glissant, bail associatif, suivi des personnes par des professionnels de la psychiatrie ou par des travailleurs sociaux

     

    Voici les enjeux pour le maintien dans le logement :

    • Développer les démarches de prévention auprès des travailleurs sociaux et des acteurs de proximité pour mieux identifier les souffrances des locataires.
    • Prévenir les situations de crise
    • Proposer un suivi coordonné des patients par les différents acteurs concernés
    • Eviter l’expulsion des locataires du parc social en souffrance psychique
    • Après l’hospitalisation, collaborer plus efficacement en vue de faciliter le retour du locataire dans son appartement.

     

    Ces actions détaillées feront l’objet d’un projet global, interpartenarial qui pourrait être formalisé autour d’une charte ou d’une convention.

    Il est prévu de rechercher des subventions collectivement afin de développer des outils partagés : site internet, guide, répertoire, formations, sensibilisation ou forum.

     

     


    [1] Psychom 75 : guide de la psychiatrie publique à Paris

    [2] Notre enquête montre ainsi que si 50% des bailleurs travaillent avec la police, seuls 25% travaillent avec les secteurs psychiatriques. Sondage de l’AORIF 75 sur les besoins des bailleurs en ce qui concerne la santé mentale. Juin 2012

    [3]Source APUR , 2012, les chiffre du logement social début 2012.

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