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Communiqué AORIF : "La production de logement en Ile-de-France : une dynamique qui s’enraye ?"

Communiqué du 11 juin 2014.

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La production de logement en Ile-de-France : une dynamique qui s’enraye ?

 

La région Ile-de-France connaît depuis des années une crise profonde du logement. L’offre est insuffisante et ne répond pas aux besoins des franciliens, toujours plus nombreux à être confrontés à des difficultés d’accès au logement.
Pour y répondre, la loi « Grand Paris » a fixé un objectif annuel de construction de 70 000 logements, tous types confondus, repris dans le nouveau Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Au-delà du chiffre, il s’agit de produire une offre de logement diversifiée, adaptée aux besoins et aux capacités financières des ménages franciliens. Cela suppose une mobilisation de l’ensemble des opérateurs et acteurs du logement (financeurs, collectivités, acteurs fonciers, aménageurs, promoteurs, organismes Hlm).
Ces dernières années, après des signes positifs de la construction de logements, la crise économique a rattrapé l’Ile-de-France, touchant tant le pouvoir d’achat des ménages que les finances publiques et pesant sur les capacités à produire du logement et à le commercialiser.

 

Dans ce contexte, les attentes envers le logement social se trouvent renforcées, avec plus de 550 000 ménages demandeurs. Les 31 000 logements locatifs sociaux financés en 2013, résultat en croissance de 15% par rapport à l’année précédente, témoignent de la mobilisation effective des bailleurs sociaux franciliens et des financeurs pour répondre à cette demande. Mais pour 2014 et 2015, de fortes incertitudes pèsent sur la poursuite de cette dynamique.
Une enquête menée auprès des bailleurs sociaux franciliens vient confirmer des risques de grippage de la production de logement social, en locatif comme en accession à la propriété. Ces incertitudes sont principalement liées d’une part au renouvellement des équipes municipales qui sont amenées à réinterroger certains projets de construction sur leur territoire et, d’autre part, aux difficultés de commercialisation rencontrées par les promoteurs, dont une partie des logements est acquise en VEFA par les organismes Hlm dans le cadre des plans locaux d’urbanisme. L’enjeu porte sur l’agrément ou la mise en chantier de près de 10 000 logements, ce qui représente un risque de perte annuelle de près de 5 000 logements. Dans le contexte de crise du logement, une levée rapide de ces incertitudes s’impose. Il est également primordial pour les organismes de pouvoir agir dans un cadre financier stabilisé, ce qui n’est pas le cas, en particulier en matière d’accession sociale à la propriété, avec l’absence totale de visibilité sur l’avenir du prêt à taux zéro, incertitude qui va pénaliser fortement ce segment de la construction. Il faut rappeler que ce maillon essentiel de la mobilité et  de la mixité sociale  au sein des parcs de logements sociaux a toujours été un axe fondamental du développement en Ile-de-France de toutes les familles Hlm et des Sacicap, qui sont les seules à pouvoir garantir la sécurisation contractuelle.

 

Pour répondre aux interrogations des collectivités, la profession souhaite rappeler que le logement social, en locatif comme en accession à la propriété, outre sa fonction sociale reconnue, participe aussi à l’attractivité économique des territoires, en proposant des logements de proximité pour les salariés. Les organismes de logement social ont les capacités de proposer des réponses diversifiées, en termes d’offre locative, accession sociale, réhabilitation, renouvellement urbain, gestion de proximité, etc. La large gamme de produits et de services proposés peut répondre à la préoccupation des élus d’accompagner les habitants et les salariés dans leur parcours résidentiel. Ils sont aux côtés des élus, dans la durée, pour permettre aux franciliens d’accéder à un logement de qualité, à prix abordable.

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